[Vidéos] Quel avenir pour les chauffeur VTC et LOTI ? Formation – Signalétique – Observatoire

Dans le climat incertain actuel, une grande majorité des chauffeurs VTC et LOTI se demandent à quoi s’attendre dans les semaines et mois à venir. Il en va de même pour tous ceux qui cherchent à devenir VTC, et qui ne savent plus trop sur quel pied danser tellement la réglementation du secteur est instable.

Pour essayer de vous éclairer au mieux, nous avons décidé de partager les récentes vidéos de Sayah Baaroun, secrétaire général à la SCP VTC UNSA, l’un des syndicats de chauffeurs VTC créés l’année dernière. Ces vidéos traitent des différents sujets sur lesquels vous vous posez le plus de question concernant votre avenir dans la profession de VTC.

1/ Quel avenir pour les LOTI

Selon Sayah Baaroun de L’UNSA, Le ministère des transports souhaiterait « remettre la LOTI à sa place » en la rendant inapte à travailler avec les applications de mise en relation VTC pour revenir aux sources de la LOTI : le milieux rural, qui était le modèle d’origine de la LOTI.

Concernant le service de transport occasionnel, seuls des véhicules de 6 places minimum seront autorisés, ce qui évince automatiquement les chauffeurs LOTI travaillant en berline.

Un conseil pour les LOTI berlines ne faisant pas de transport régulier (notamment les LOTI appli), revendez vos berlines pour vous mettre en conformité, ou devenez VTC.

Pour les LOTI effectuant des services de transport régulier de type transport scolaire, collectivités, appels d’offres, etc… Le travail pourra continuer normalement.

2/ Quelle signalétique inamovible pour les VTC ?

Le macaron inamovible et inviolable sera placé sur le pare brise en haut à gauche.

Nouvelle particularité : Un QR code sera ajouté sur le macaron afin de simplifier les contrôles. Les boers n’auront plus qu’à flasher le QR code pour obtenir toutes les informations sur votre société. Cette particularité permettra donc un gain de temps lors des contrôles.Toutes les informations émaneront du registre des VTC, ce qui permettra aussi de connaître le nombre exact de chauffeurs VTC en activité par secteur géographique.

Concernant les chauffeurs qui travaillent avec des véhicules de location, il vous faudra prévoir à l’avance quel sera votre voiture de location et transmettre la plaque d’immatriculation du véhicule au registre des VTC. Vous recevrez votre macaron inamovible et inviolable quelques jours plus tard (il me semble que le délais est de 5 jours). Pour les chauffeurs travaillant sur de l’évènementiel, il vous faudra prévenir le registre des VTC de la durée de l’évènement avec le nombre de véhicules afin de recevoir une attestation de conformité.

De nombreux chauffeurs utilisent aussi leur véhicule pro à titre personnel. Les syndicats ont donc demandé à ce que le macaron soit occultable afin que les chauffeurs puissent utiliser leur véhicule sans se rendre hors la loi. Cette demande est en attente de réponse de la part du Gouvernement.

 

3/ [Formation VTC] Comment sera organisé le tronc commun avec les taxis ?

Le but de proposer un tronc commun pour les formations de taxis et VTC est d’harmoniser les deux métiers.

Ces formations VTC en tronc commun avec les taxis permettront de professionnaliser les nouveaux venus dans le métier de VTC, tout en leur apprenant à être rentable, ce qu’ils ne sont pas actuellement, pour ceux qui travaillent avec les applications (voir cette vidéo où notre ministre de l’économie trouve normal de payer les chauffeurs appli moins que le SMIC). Ce tronc commun permettra aussi d’éviter la concurrence déloyale envers les taxis qui démarre dès la formation (concernant la différence de prix et de durée).

« Ce tronc commun assurera donc une meilleure qualification des futurs candidats VTC, ce qui est une bonne nouvelle » confie Sayah Baaroun de l’UNSA à travers cette vidéo.

Les seules différences entre les 2 formations (taxis et VTC) seront liées aux spécificités des taxis (horodateurs, tarifications, taximètres, etc…) que les VTC n’auront pas à apprendre mais qui seront remplacés par une formation se rapprochant plus de la Grande Remise (Accueil, culture générale, histoire de France, topographie, etc…).

Il semblerait que les syndicats de taxis et VTC soient tombé d’accord sur ce point de formation et poursuivent donc les mêmes objectifs dans ce sens.

Le tronc commun serait donc normalement composé de plusieurs UV :

– Réglementation, sécurité routière

– Français, anglais, gestion

– Les syndicats voudraient y intégrer une formation de calcul du coût de revient afin que les chauffeurs soient conscient de leur rentabilité lorsqu’ils fixent leurs tarifs (voir notre démonstration à ce sujet sur cet article)

Le but de cette formation en tronc commun est de faire en sorte que le travail de chauffeur VTC redevienne un vrai métier à part entière, et non un job d’appoint comme certains le pratiquent actuellement.

 

4/ Que se passe-t-il entre Uber et l’URSSAF ?

A travers cette vidéo, Sayah Baaroun exprime ses doutes (que nous partageons) concernant la légitimité d’une société comme uber à sous traiter du transport de personnes à des chauffeurs indépendants tout en tentant de se dédouaner en se faisant passer pour une simple société de mise en relation.

Salariat déguisé et abus de pouvoir semblent être entrés en force sur le territoire français sous la forme de la start up américaine. Uber se défend en prenant comme modèle des sociétés de franchisés. Le seul soucis, est que dans le cas d’une franchise, le professionnel franchisé prend ses propres décisions dans la gestion de son entreprises. Dans le cas d’Uber, par exemple, le chauffeur n’a pas voix au chapitre. Il ne choisit pas ses tarifs, il est noté et peut être renvoyé tout comme le serait un salarié.

Si Uber veut vendre du transport tel qu’il le fait actuellement, tout en restant maître de son activité et totalement décisionnaire, il devrait s’inscrire au registre du transport et déclarer ses chauffeurs comme étant des salariés. Il devrait aussi payer ses impôts, TVA et cotisations sociales en France. Il ne le fera pas car cette activité n’est absolument pas rentable en suivant ce modèle économique. La société Voitures Jaunes en a d’ailleurs fait les frais en déposant le bilan rapidement, malgré un investissement conséquent.

Uber le sait : s’il salarie ses chauffeurs, alors il perdra toute sa rentabilité, il préfère donc que ce soient des milliers de chauffeurs à travers le monde qui ne soient pas rentables à sa place et déposent le bilan chacun à leurs tours tous les 2 ans environ. D’où ces investissements marketing pharamineux en France uniquement destinés à trouver des chauffeurs issus de quartiers populaires permettant d’augmenter la « masse salariale » (non salariée) et ainsi de contrer le turn over.

L’URSSAF se pose donc légitimement la question sur le rôle d’uber dans la réservation de transports, et la start up est désormais dans son viseur.

Dans cette vidéo, Sayah Baaroun casse l’argumentation d’uber qui se compare à une plateforme de type Alloresto :

« Lorsqu’un restaurant s’inscrit sur Alloresto, la plateforme ne vient pas décider du contenu des assiettes, ni du niveau de la tarification. Alloresto se contente d’apporter une visibilité au restaurant et de prendre une commission sur la vente finale. Dans le cas d’Uber, c’est la plateforme qui décide unilatéralement de la tarification et qui impose ses standards aux chauffeurs indépendant. Nous sommes donc très loin de ce modèle dans le cas d’une société de type uber »

Les plates formes ont contribué à faire du low cost, et ce low cost engendrent une pénurie d’entrées de cotisations que les chauffeurs payent de moins en moins, faute de rentabilité. Le fait que l’URSSAF s’attaque à uber est donc bénéfique pour tous, car cela permettra de clarifier le positionnement des plateformes VTC.

– Soit elles décident de salarier les chauffeurs (et au passage indemniser les chauffeurs qui ont travaillé à perte pendant des années) et dans ce cas là, elles se retrouveront en position de devoir facturer leurs transports 2 à 3 fois plus cher que les tarifs taxis. Cette option ne sera donc pas celle choisie par les plateformes car cela ruinerait leur modèle économique.

– Soit elles reprennent leur place de platerforme de mise en relation VTC. Dans ce cas, elles ne pourraient plus avoir la possibilité de décider de tout pour les chauffeurs, et ces derniers pourraient reprendre en main leur business, comme dans les cas des restaurateurs inscrits sur Alloresto.

L’intervention de l’URSSAF sur uber est donc vue d’un très bon œil par les syndicats de VTC (et nous mêmes). Le seul bémol est que cette intervention n’est pas suivie par l’Etat, qui au contraire, part dans une direction totalement opposée avec sa proposition de loi El Khomeri qui permettra notamment aux plateformes de retirer juridiquement tous les liens de subordinations qui les attaches à leurs chauffeurs partenaires.

Plus simplement, la loi El Khomeri pourrait permettre aux plateformes de type Uber de pouvoir continuer à agir comme elles le font depuis le début… Mais légalement.

Salon Sahya Baaroun, les liens de subordinations sont pourtant bel et bien là : « Les plates formes décident des tarifs, de la clientèle, du type de véhicules utilisés… Uber s’est même permis de baisser ses tarifs de 37% en une seule fois, ce qui n’a jamais été vu dans aucun  secteur. » Nous vous dirons qu’ils peuvent se le permettre car ce ne sont pas eux qui perdent en rentabilité dans cette baisse tarifaire, mais bel et bien les chauffeurs qui font les frais des décisions de leurs plateformes.

 

 5/ Quels sont les intérêts d’un observatoire VTC / Taxis

L’observatoire des taxis et VTC sera établit sous forme de commission constituée des éléments représentatifs des deux métiers.

La commission permettra de mettre en avant les VTC et taxis en règle, tout en s’attaquant à différents problèmes de manière régionale.

en quelques mots, Sayah Baaroun nous explique que « l’observatoire disposera de toutes les informations fiables et actualisées du secteur comme, par exemple, le nombre de VTC par ville. Il y aura aussi des commissions de disciplines départementales divisées par métier. Les taxis s’occuperont de sanctionner leurs collègues taxis, comme cela se fait déjà actuellement, et ce sont des VTC qui s’occuperont de statuer sur le cas des « mauvais VTC » qui passeront en commission de discipline avec d’éventuelles sanctions à la clé. »

Les commissions seront constituées de :

Institutions d’Etat (préfecture)

AOT (Autorités Organisatrices du Transport)

Les professionnels du transport (représentants des Taxis et VTC)

Des représentants de consommateurs de taxis et VTC

Les plateformes (Elles n’auront pas droit au vote et ne seront là que de manière consultative) « Ces dernières n’ont rien à faire dans cet observatoire, mais ont trouvé le moyen de pouvoir y assister », confie Sayah Baaroun dans cette vidéo.

A quoi vont servir ces commissions ?

Savoir quand augmenter ou diminuer le nombre de licences professionnelles délivrées

– Discuter des agréments des centres de formation VTC et décider des sanctions à donner aux centres de formation ne respectant pas la législation (comme nous l’avons raconté dans cet article)

– Réguler les contrôles des VTC par les Boers (Savoir quand il y en trop ou quand il n’y en a pas assez)

– Délivrer des sanctions administratives aux mauvais taxis ou VTC

– Tirer le métier de VTC vers le haut

– Etre à l’écoute des utilisateurs

– Empêcher les racoleurs (faux VTC ou faux taxis) d’agir

– Pacifier les relations entre taxis et VTC

Merci à Sayah Baaroun de la SCP VTC UNSA d’avoir mis en ligne ces vidéos,

Et bonne route à tous, avec Adopte un VTC !

 

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