Chauffeurs de taxis et VTC du monde : Guinée Conakry

A chaque évocation dans les médias des taxis ou VTC, on nous offre le fameux comparatif avec Londres ou New York, mais lorsqu’on y regarde de plus prêt, il semblerait que les start-up actuelles tendent de plus en plus à offrir des services de type « covoiturage urbain » influencés par des systèmes utilisés dans des pays en voie de développement.

Découvrons aujourd’hui la manière de fonctionner des taxis de Conakry en Guinée.

Basé sur l’économie de partage, les chauffeurs de Conakry effectuent, en majorité, des transports allant d’un carrefour à un autre. Les passagers se rassemblent à des endroits stratégiques de passage de taxi, et attendent le chauffeur qui ira dans la direction souhaitée.

Les règles sont simples :

  • 7 Passagers par véhicule, chauffeur inclus

  • Lorsque la voiture s’arrête, le nombre de passagers manquants prennent place

  • Le chauffeur vous accompagnera au carrefour suivant

  • Pour aller plus loin, il faut effectuer un changement, prendre une autre voiture, et continuer jusqu’à arriver à destination.

Cette manière de faire est adoptée par tous et permet à chacun de faire des économies sur les transports au sein de la capitale.

Si vous êtes de passage à Conakry et souhaitez atteindre votre destination finale plus rapidement, il vous suffira de vous adresser à un taxi vide et de lui dire : « déplacement ». Ceci signifiera à votre chauffeur que vous ne souhaitez pas partager votre véhicule et qu’il devra vous accompagner directement à l’adresse souhaitée.

Le « déplacement » coutera bien sûr plus cher car vous ne partagerez plus les frais de transports avec d’autres usagers, mais les prix des transports, dans la capitale, restent tout de même relativement abordables, même en déplacement.

Il semblerait donc que les startups actuelles proposant des services de covoiturages ou de transports mutualisés (ex : U… Poo.) se soient plutôt inspirés des méthodes de pays aux économies « plus faibles » pour palier à un appauvrissement de la population des pays dits « riches ».

Le transport en Afrique s’est développé en utilisant des stratégies de terrains plus simples et économiques. Le partage est une habitude sur le continent africain qui a du évoluer dans des contextes politiques souvent compliqués. En entrant dans la crise, l’Europe et les Etats-Unis commencèrent à loucher sur ces techniques qui permettaient aux populations de faire des économies.

Le pouvoir d’achat des populations des pays dits « développés » baisse chaque année, voilà pourquoi on s’est inspiré des pays plus habitués à vivre avec des pouvoirs d’achats bas.

Afrique économie de partage

l’Afrique : précurseur en économie de partage

Ce qui fait sourire, c’est que jamais dans les médias on ne mettra en avant ce genre de renseignement. Quel image enverrai le gouvernement d’un pays tel que la France s’il avouait ouvertement que sa population s’appauvrissait tellement qu’il faille prendre exemple sur une ancienne colonie, économiquement moins développée, pour évoluer.

Personnellement, je pense qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César. L’Afrique n’est pas seulement représentée par ce que l’on voit dans les médias (Ebola, guerres, famines, etc…)

 

 

C’est aussi le continent inventeur et précurseur de l’économie de partage, que l’on essaye de nous vendre comme venant de Paris, Londres ou New York…

 

 

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